TROLLS ET LÉGENDES, LE FESTIVAL

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La septième édition du festival approche à grands pas…

En 2017, Trolls & Légendes s’étalera sur trois jours entiers. Bloquez les dates des 14, 15 et 16 avril 2017 !

Le temps de ce long week-end, vous pourrez ainsi voyager dans les mondes imaginaires de la Fantasy, rencontrer les plus grands auteurs, dessinateurs et illustrateurs du genre, profiter de spectacles et animations extraordinaires pour petits et grands, découvrir un artisanat féerique de qualité, plonger dans l’univers du jeu, assister à des projections, danser et même chanter lors de concerts uniques….

Cette année, Adrian Smith nous a fait l’immense honneur d’illustrer notre affiche, mettant ainsi en lumière le thème de la 7e édition du Festival. Les Légendes Nordiques seront en effet représentées dans tous les pôles : Musique, Littérature, BD, Expo, Jeux, Cinéma et… nouveauté cette année, le Manga…

Adrian Smith est un des invités d’honneur de cette édition et vous pourrez admirer ses œuvres dans la partie Exposition du festival.

Bienvenue à Trolls & Légendes !

Seul festival à regrouper tous les aspects de la Fantasy, de la littérature au jeu en passant par la musique, la bande dessinée, l’illustration et le cinéma, Trolls & Légendes revient à Mons en Belgique les 14, 15 et 16 avril 2017 !

Pour sa septième édition, le festival proposera un programme exceptionnel, déployé sur trois jours entiers !  Des invités de marques et de nouveaux espaces seront à découvrir dès le vendredi matin !

Cet événement est organisé par l’asbl Trolls & Légendes, avec la collaboration de l’asbl Anthêsis et de la Cuvée des Trolls, la bière de la Fantasy.

Cette année, Trolls & Légendes sera d’humeur septentrionale puisque la programmation s’articule autour du thème des « Légendes Nordiques ». À l’ombre de l’Arbre cosmique Yggdrasil, Vikings, Trolls géants, Ours et Loups craindront l’épée des Walkyries, sous l’œil omniprésent d’Odin…

Nul doute que nos invités trouveront de quoi raconter, dessiner, jouer et chanter !

Source : Trolls et légendes, le festival de toutes les fantasy 

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Depuis Le Mans, l’illustratrice Chez Gertrud travaille pour les grands journaux français

Ce n’était pas censé être son métier, mais Mélanie Deyme travaille pour de grands journaux et maisons d’édition. L’illustratrice de 38 ans s’est installée au Mans avec son compagnon, dessinateur de bande dessinée. Elle a également participé aux 24 Heures du Mans s’affichent avant la course de 2016.

Mélanie Deyme alias Chez Gertrud habite dans une mancelle, tout au bout d’un de ses long jardins caractéristiques des habitations de la ville. Les loyers raisonnables et la qualité de la vie en Sarthe l’ont convaincu de venir s’installer au Mans avec son conjoint. Dans leur bureau-salon, ils travaillent, lui à ses bande-dessinées, elle aux illustrations que les journaux français lui commandent.

Affichiste de vocation

Elle voulait faire des affiches, comme Toulouse Lautrec, raconte Mélanie Deyme. Quand j’étais au lycée, on m’avait dirigé vers un directeur d’agence de pub qui m’avait dit que je pouvais faire de la cuisine si je voulais faire de la création. Qu’à cela ne tienne, elle fera une fac de langues et continuera de faire du théâtre. C’est elle qui fait les affiches de sa troupe. Des amis lui commandent une exposition, elle réalise des affiches de… propagande pour le ketchup ! C’est vieux ça, balaie-t-elle d’un geste. Peu à peu, l’évidence s’impose. Elle propose son travail à la revue XXI. Banco.

Trois couleurs, une idée, des sujets difficiles à illustrer

Son style se reconnaît en un coup d’œil : des aplats de couleurs, souvent du noir, du blanc et une couleur complémentaire. Quand un journal lui passe commande, elle a parfois l’article en entier, parfois le thème et quelques lignes arrachées au journaliste en train d’écrire son papier. Elle illustre souvent des articles à propos d’économie, des thèmes qui ne peuvent être illustrés par de la photo : il n’y a rien de concret pour illustrer, ou alors c’est un sujet qui est lourd et on veut alléger en mettant autre chose que de la photo, explique-t-elle. Au Mans, la librairie Bulle lui a demandé de représenter la cathédrale :

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La boutique spécialisée en bande-dessinée Bulle a demandé à
Chez Gertrud 
de dessiner la cathédrale du Mans

Les 24 Heures du Mans s’affichent

Je n’aime pas les voitures ! rigole la jeune femme qui a participé aux 24 Heures du Mans s’affichent. 24 dessinateurs se sont emparés de la célèbre course, des affiches présentées dans la ville avant la 84e édition des 24 Heures. À la base, les voitures ne m’intéressent pas. Je ne voulais pas dessiner de voitures mais Chez Gertrud garde le plaisir de voir en ville ces belles affiches sur les colonnes Maurice et les abribus. Partagée entre de nombreux projets, Mélanie Deyme se lance aussi aux États-Unis, avec une création pour un aéroport.

Marie Mutricy

Source : France Bleu Maine

Et vous, quand venez-vous au Mans ?

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JEU CONCOURS SIRE CÉDRIC

Du 10 au 24 mars, les Presses de la Cité organisent un jeu concours sur Facebook pour gagner le dernier roman de Sire Cédric Du Feu de l’enfer.

Sire Cédric revient en chef d’orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés !

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Un roman addictif écrit à l’encre noire des ténèbres.
Olivier Norek

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et sœur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.
Sire Cédric revient en chef d’orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d’horreur moderne allie à la justesse d’une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

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Je tente de remporter son nouveau roman !

Livres de la faculté au pilon : émotion des étudiants

POITIERS 21/03/2017 : L’image a ému nombre d’étudiants de la faculté de sciences, ce matin : 6 m³ de livres, jetés dans une benne, à même la rue. Les étudiants avaient interdiction de les récupérer.

J’ai la honte… Tous ces livres sont peut-être dépassés mais ils font partie de la culture scientifique. Balancer des livres, ça ne se fait pas. Des réactions émues comme celle-ci, nous avons entendu des dizaines, ce matin, rue Albert Turpain, en face du bâtiment B3, sur le campus de l’université de Poitiers.

Ces étudiants révoltés étaient autour d’une benne, dans laquelle on avait jeté 6 m³ de livres originaires de la BU sciences et ils avaient interdiction d’en prélever, ce qui alimentait encore davantage l’incompréhension générale.

Nous sommes soumis à une réglementation stricte, en qualité d’établissement public. Nous pouvons donner des ouvrages à des associations mais pas à des particuliers, s’est justifié la direction de l’université en rappelant que la procédure interne, concernant la mise au pilon de ces ouvrages, avait été respectée.

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Dans le jargon des bibliothèques universitaires, on parle d’un désherbage : Ce sont des livres qui ne sont plus d’actualité pour l’enseignement. Soit ils sont obsolètes, soit il y a une version plus récente, soit nous en disposons de plusieurs exemplaires. Des listes sont présentées à notre instance exécutive, le conseil documentaire qui entérine, ou pas, la mise au pilon, explique la direction du service commun de la documentation, à l’université de Poitiers.

À la BU de sciences, le responsable, Frédéric Duton, a dit comprendre l’émotion estudiantine  : Habituellement, on ne jette pas les livres dans une benne… celle-ci n’était pas censée se trouver au milieu de la rue. C’est un malheureux concours de circonstances.

Xavier Benoit

 Source :   logo

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Devenez juré et élisez le meilleur polar de 2017 !

PRIX DU MEILLEUR POLAR DES LECTEURS DE POINTS

Le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points, c’est l’aventure que vous proposent les éditions Points !

De mars à décembre 2017, un jury composé de 40 lecteurs et de 20 professionnels recevra à domicile 9 romans policiers, thrillers et romans noirs récemment publiés par les Éditions Points et votera pour élire le meilleur d’entre eux.

Le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points, c’est un prix littéraire dont vous, lectrices et lecteurs, désignez le lauréat en toute liberté.

 LA SÉLECTION

Snjór de Ragnar Jónasson
C’est imprononçable, c’est islandais, vous allez adorer !
Ragnar Jónasson s’octroie une jolie place derrière Arnaldur Indridason et Yrsa Sigurdardóttir.
L’Express

Dodgers de Bill Beverly
Un des plus grands polars littéraires que vous lirez jamais.
Donald Ray Pollock

Baad de Cédric Bannel
Violence et corruption, talibans vicieux, femmes asservies, trafic de drogue, mais également loyauté, solidarité : la fiction imaginée par Cédric Bannel colle à la réalité.
L’Express

Devenir juré du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 2017 !

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Pour participer en intégrant le jury, c’est par ici !

Source : le cercle POINTS

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12e concours de nouvelles de la Mairie de Chalabre sur le thème DANS LES VILLAGES…

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Affiche de Randy Lofficier

Dans les Villages… Écrasés sous un ciel de plomb, ou brûlant sous les feux du soleil… Où s’élèvent les clochers totémiques, les fontaines, orgueil de la grande place, les mairies et les boutiques aux couleurs brillantes… Dissimulant leurs secrets sentant le soufre et mus par des forces qui n’ont pas besoin d’être nommées pour agir… Pétris de ses fiertés et de ses préjugés, des plus humbles au plus riches, c’est toute l’histoire de l’Humanité qu’on y retrouve…

Après le succès de ses onze précédents concours de nouvelles, qui ont fait l’objet des recueils Dieu reconnaîtra les siens, Carnavals du rêve, Le Crime à la Campagne,  Les Lendemains Verts, Histoire d’Eau, Parties de Chasse, L’Antre des Sorciers, Tous les Trésors du Monde, Drôles de Bêtes, Messagers et Vol au-dessus d’un Nid de Corbeaux… la Mairie de Chalabre réitère avec un nouveau concours sur le thème DANS LES VILLAGES.

Les nouvelles présentées auront pour thème les VILLAGES, réels ou symboliques, ordinaires ou extraordinaires, aujourd’hui ou à travers l’histoire… Elles peuvent être fantastiques, policières, romanesques, dramatiques, allégoriques voire même spirituelles !

Philippe Ward, auteur régional, qui a notamment écrit le roman policier Meurtre à Aimé Giral et les thrillers Le Chant de Montségur et Mascarades, assurera à nouveau la présidence du jury.

Les participants ont jusqu’au 1er mars 2017, cachet de la poste faisant foi, pour envoyer leur texte de 20 000 signes (12 pages de 25 lignes) à : Concours de Nouvelles 2017, c/o M. Jean-Marc LOFFICIER, 18 Cours Colbert, 11230 Chalabre.

À l’issue du concours, les meilleurs textes seront primés et, une fois encore, bénéficieront d’une publication en recueil. De plus, les auteurs des trois premières nouvelles recevront des chèques-livres d’une valeur de 100 euros pour le premier, de 80 euros pour le deuxième et de 60 euros pour le troisième.

Ce concours est gratuit et ouvert à tous. Chaque participant ne peut envoyer qu’un seul texte. Il devra être anonyme et ne comportera aucun élément permettant d’identifier leur auteur.

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Règlement du Concours de Nouvelles

Article 1 :
La Mairie de Chalabre organise son onzième concours de nouvelles sur le thème « DANS LES VILLAGES ». Ce concours est gratuit et ouvert à tous.

Article 2 :
Les participants au concours devront rédiger une nouvelle inédite sur le thème DANS LES VILLAGES. Chaque participant ne peut envoyer qu’un seul texte.
Rappelons qu’une nouvelle est une fiction généralement brève et intense présentant des personnages peu nombreux qui réagissent à l’événement au cœur du récit. Elle comporte impérativement un titre qui donne du sens à l’intrigue. Elle se termine par une chute originale et déroutante, qui respecte cependant la cohérence du récit.

Article 3 :
Ce concours sera clos le 1er mars 2017, cachet de la poste faisant foi.

Article 4 :
Les envois seront adressés à : Concours de Nouvelles 2017, c/o M. Jean-Marc LOFFICIER, 18 Cours Colbert, 11230 Chalabre.

Article 5 :
Les textes soumis devront être inédits et écrits en français correct. Ils comporteront 20 000 signes au maximum (espaces compris), soit environ 12 pages de 25 lignes chacune. Ils seront dactylographiés dans le format 21 x 29,7 cm en double interligne.
Ils seront adressés en 6 exemplaires papier reliés par une agrafe, sans spirale, sans couverture ni réglette. Cette version sera obligatoirement accompagnée d’une version informatique (CD-ROM, DVD, clé USB) sur laquelle le texte aura été enregistré au format txt, rtf, doc ou docx.

Article 6 :
Les textes devront être anonymes et ne comporter aucun élément permettant d’identifier leur auteur (signature, symbole…). Chaque participant précisera ses nom (pseudonyme le cas échéant), prénom, adresse, numéro(s) de téléphone, et adresse courriel, ainsi que le titre de sa nouvelle, sur un feuillet séparé qui sera placé dans une enveloppe cachetée et vierge jointe à l’envoi, et ce afin de préserver l’anonymat.
Les manuscrits ne seront pas rendus. Dans l’éventualité de perte, de vol ou de dégradation de l’œuvre envoyée, les organisateurs ne sauraient être tenus pour responsables.

Article 7 :
Le jury sera présidé par Philippe Ward (écrivain) et composé de cinq autres membres choisis par la Mairie de Chalabre. Le jury se réserve le droit de ne pas décerner tous les prix si la qualité des textes n’est pas satisfaisante selon ses critères propres. Les délibérations du jury sont confidentielles. Ses décisions sont souveraines et sans appel.

Article 8 :
Les meilleurs textes sélectionnés par le jury bénéficieront d’une publication en recueil édité par la Mairie de Chalabre. Chaque auteur lauréat recevra   de ce recueil. De plus, les auteurs des trois premières nouvelles primées recevront des chèques-livres d’une valeur de strong>  pour le premier, de 80 euros pour le second et 60 euros pour le troisième.

Article 9 :
Du seul fait de leur participation, les candidats garantissent la Mairie de Chalabre et le jury contre tout recours éventuel de tiers en ce qui concerne l’originalité et le contenu des œuvres présentées. Le fait de poser sa candidature implique, pour tous les concurrents, l’acceptation intégrale du présent règlement ainsi que le droit reconnu aux organisateurs de publier leur texte dans un recueil, ainsi que de vendre et de distribuer ledit recueil sans aucune perception de droits, ceux-ci étant cédés automatiquement par la participation au concours, mais uniquement pour l’édition dudit recueil, les auteurs conservant autrement l’intégrale propriété de leurs œuvres.

Article 10 :
Les lauréats seront prévenus par téléphone, courriel ou courrier courant juin 2017. La remise des prix se fera fin juillet 2017 à Chalabre.

Coordinateurs du concours : Jean-Marc LOFFICIER qui a transmis ce concours à Prête-Moi Ta Plume ! Prenez contact si vous désirez que le vôtre soit publié aussi.

Un Conseiller Littéraire, pour quoi faire ?

Interview accordée à Écrivain Avenir qui m’en a autorisé la reproduction, avec mes remerciements

Lorsque votre manuscrit vous est retourné par l’éditeur sans vous en expliquer la véritable raison, sans note de lecture ou appréciation, le conseiller littéraire peut vous la donner. Mais bien entendu, il peut aller plus loin et vous donner de précieux… conseils avant de le lui adresser.

Annie J. Dornic est conseiller littéraire depuis longtemps. Écrivain-Avenir lui a demandé ce qu’elle pense de son métier et si elle l’aime. Cette dernière question était inutile.

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Écrivain-Avenir : Que recouvre la fonction de Conseiller Littéraire ?

Conseiller littéraire : Selon le travail déjà fourni par l’auteur et ses vœux, elle comporte différents degrés d’intervention. Au minimum, je corrige, directement sur écran, tout ce qui est basique et non discutable : orthographe, grammaire, syntaxe, typographie, mise en page, répétitions (les inutiles) et le « mot juste », là où il fait défaut.

L’auteur gagne ainsi du temps qu’il peut mettre à profit pour étudier mes commentaires sur l’écriture, la syntaxe, le plan, les longueurs, les personnages, les incohérences… et mes propositions de remaniements. C’est à lui alors de trancher et s’il hésite, nous en discutons. Je propose et il dispose !

Au manuscrit annoté, je joins un bilan individualisé où j’ai consigné ses « tics d’écriture » mais aussi ses points forts et toutes les remarques et conseils que je n’ai pas pu insérer au fil du texte (comment est menée l’intrigue, par ex.). Tout cela permet à l’auteur de prendre du recul. Mon rôle est aussi de l’aider à trouver sa voie et à s’épanouir dans l’écriture.

Écrivain-Avenir : Vous êtes indépendante, comment prospectez-vous votre clientèle ?

Conseiller littéraire : Le bouche à oreille fonctionne, les auteurs avec qui j’ai travaillé me sont fidèles. Des articles dans la presse ou dans des guides pratiques aident à me faire connaître ainsi que mon site, sa gazette et les sites littéraires qui me recommandent.

Écrivain-Avenir : Aucun diplôme ne sanctionne la profession, comment prouver qu’on en est un ?

Conseiller littéraire : Pour ma part, j’ai été amenée à proposer ce service et à glisser doucement de la correction pure au conseil littéraire sur la demande de certains auteurs qui essuyaient des refus pour ce simple motif : « pas assez travaillé ». Les éditeurs croulent sous les manuscrits qu’ils préfèrent quasi achevés. Avant, ils faisaient travailler les auteurs, à présent, le temps leur fait cruellement défaut. Certains tapuscrits mal présentés ne parviennent même pas jusqu’au comité de lecture, ils sont écartés d’office lors d’un premier tri. Les auteurs doivent être très vigilants et rigoureux !

Écrivain-Avenir : Et dans ce cas, comment prouve-t-il ses compétences à ses clients ?

Conseiller littéraire : Je demande aux auteurs (terme que je préfère car il s’agit d’une collaboration et non d’une simple transaction) de m’adresser quelques pages afin de calculer un devis gratuit, au temps passé, donc très variable. Je retourne ensuite ce devis individualisé et j’explique également comment je procéderai pour ce manuscrit. L’auteur peut alors juger de l’aide que je suis susceptible de lui apporter et du sérieux de mon travail. À lui ensuite de décider s’il veut ou non m’accorder sa confiance…

Écrivain-Avenir : En fin de compte, ceux qui font appel à vos services s’en remettent à leur  » flair « 

Conseiller littéraire : Un peu mais dans la vie, il faut savoir prendre quelques risques pour avancer !

Écrivain-Avenir : Il y a beaucoup d’écrivains putatifs. Tous ne sont pas bons. Que faites-vous lorsque quelqu’un vous soumet un manuscrit, disons-le, nul ?

Conseiller littéraire : J’ai eu la chance jusque là de ne pas rencontrer ce cas de figure. Si je reçois, un jour, un manuscrit auquel je ne crois pas, je ne pourrai pas collaborer avec l’auteur, c’est certain. C’est une rencontre passionnelle entre le manuscrit et moi, vous savez, nous passons de longues heures ensemble !

Par contre, il m’arrive de recevoir des manuscrits qui ne sont, de toute évidence, que des premiers jets. Certains jeunes auteurs s’imaginent qu’écrire, c’est prendre une plume ou un clavier et noircir, noircir jusqu’au mot « FIN ». Cependant, même s’ils ont d’excellentes idées, cela ne suffit pas car ils négligent la forme ! Là, commence vraiment le travail d’écriture, un véritable travail de fourmi laborieuse !Il faut tout reprendre depuis le début, décortiquer, soigner le style, couper les passages trop longs (les coupes à vif sont douloureuses !), approfondir par endroits, traquer les incohérences, remanier, revoir la ponctuation et beaucoup d’autres détails encore…

C’est un long labeur qui exige de la rigueur, du courage et surtout l’amour des mots et de son lecteur. Si je me rends compte que ce premier travail n’a pas été fait au moins une fois, je donne quelques conseils à l’auteur afin qu’il puisse retravailler son manuscrit et me le confier plus tard.

Écrivain-Avenir : Et pour les autres ?

Conseiller littéraire : C’est émouvant de recevoir un manuscrit, d’être l’un des premiers lecteurs ! On ne sait jamais les surprises qu’il nous réserve et l’on espère toujours découvrir un nouveau talent. Et lorsqu’un manuscrit possède une bonne matière première, c’est un vrai délice ! L’aventure peut nous mener très loin, il faut juste un énorme travail avant mais c’est toujours une belle aventure, chaque fois unique !

Écrivain-Avenir : Vous acceptez tous les sujets ?

Conseiller littéraire : J’avoue que je ne me suis pas encore posé la question ! A priori, je n’ai pas de règles et n’en rejette aucun d’office. À suivre…

Écrivain-Avenir : Vous êtes aussi un critique. Comment réagissent vos clients à vos opinions sur leur travail ?

Conseiller littéraire : Cela dépend du tempérament de l’auteur mais aussi de son degré d’avancée dans l’écriture. Un auteur qui sait déjà la travailler, a pris conscience de certaines de ses failles et il est plus ouvert. Il recevra et étudiera plus aisément mes propositions. Mais, même s’il est réticent au départ, si l’observation est juste, il finit par le reconnaître. Soulignons aussi que je ne pointe pas que les faiblesses mais aussi les points forts. L’important est que l’auteur parvienne à se connaître en tant qu’écrivain.

Écrivain-Avenir : Vous avez évalué et accepté le travail, comment traitez-vous avec votre client ?

Conseiller littéraire : Une fois le devis accepté, un contrat est signé précisant le détail du travail et son montant.

Écrivain-Avenir : Il y a ceux qui les acceptent, d’autres non. Proteste-t-on sur vos propositions ?

Conseiller littéraire : Ce sont des « propositions ». J’insiste car je ne suis pas l’auteur et refuse donc de décider à sa place. Il est pour moi indispensable que l’auteur, comme son œuvre, garde son identité propre. Je me dois donc de respecter son style et son originalité. Quand je me mets au service d’un auteur, je m’oublie !

J’entre dans l’univers de son manuscrit, je m’en imprègne ainsi que de son style, pour le comprendre et surtout, ne pas le trahir. Mes propositions sont bien reçues même si elles sont parfois discutées. Parfois, il n’y adhère pas mais elles lui permettent de découvrir lui-même SES solutions. C’est d’ailleurs toujours ce vers quoi j’essaie de tendre : aider l’auteur à découvrir les ressources cachées au plus profond de lui, l’amener à dénouer ses blocages. Échanger nourrit la réflexion, l’auteur parvient ainsi à mieux comprendre vers quoi il tend. Au bout du compte, il connaît mieux son manuscrit et le défend plus efficacement auprès des éditeurs.

Écrivain-Avenir : Il y a toujours une limite à ce que l’auteur vous impose, jusqu’où pouvez-vous aller ?

Conseiller littéraire : Eh bien, justement jusqu’à la limite qu’il m’impose car c’est lui le maître à bord. Je ne suis qu’une sorte de guide qui met tout en œuvre pour l’amener à donner le meilleur de lui-même.

Écrivain-Avenir : Dans tous les cas, le conseiller littéraire doit avoir une sacrée dose de psychologie, non ?

Conseiller littéraire : Bien sûr, nous parlons d’une aventure humaine ! Et c’est là que ce travail s’enrichit d’une autre dimension. On ne peut pas formuler un conseil de la même façon à tous les auteurs. Il faut tenir compte de leur personnalité et de leur état d’esprit du moment.

Parfois, j’ai vraiment l’impression de me transformer en « coach », terme en vogue à l’heure actuelle sûrement parce que nombreux sont ceux qui ont besoin d’être rassurés.

L’auteur a toujours eu besoin de l’être, il est régulièrement harcelé par le doute, c’est humain et mon rôle consiste à l’aider à tenir le coup pour traverser cette passe sans trop de dommages et à reprendre confiance en lui pour réussir à se battre de nouveau. L’écriture nécessite beaucoup d’énergie et de puiser loin dans ses ressources !

Écrivain-Avenir : Une fois tous les points éclaircis, comment procédez-vous ?

Conseiller littéraire : Je me mets au travail en respectant la procédure prévue. Si le manuscrit est terminé, je travaille seule pour livrer mon travail à l’auteur dans son intégralité et nous en discutons ensuite. Si le travail est en cours ou nécessite de gros remaniements, alors nous travaillons ensemble. Bien sûr, il y a des variantes, chaque manuscrit étant unique.

Écrivain-Avenir : Allez-vous jusqu’à proposer l’écriture totale d’un roman ou de tout autre ouvrage ?

Conseiller littéraire : Cette démarche ne s’inscrit plus dans le domaine du conseil littéraire mais dans celui de la réécriture.

On peut réécrire des guides pratiques ou des autobiographies mais l’enjeu est tout autre lorsqu’il s’agit d’un roman ou d’une oeuvre théâtrale. Dans le cadre du conseil littéraire, elle ne présente aucun intérêt car ne permet pas à l’auteur de progresser. Si un auteur me le demande, c’est parce qu’il se sent incapable de réussir, qu’il est découragé. Je dois alors l’aider à reprendre confiance en lui, faire sauter le nœud et ça repart !

Écrivain-Avenir : Dans ce cas, êtes-vous tenu au secret professionnel ?

Conseiller littéraire : Bien sûr, je ne me permettrais pas d’en parler sans l’accord de l’auteur !

Avez-vous eu l’occasion de travailler avec des auteurs francophones ? québécois, par exemple.

Conseiller littéraire : J’ai travaillé récemment avec un auteur suisse très prometteur, je connais plusieurs auteurs québécois dont j’apprécie le talent et vais peut-être collaborer avec l’un d’eux, à suivre…

Écrivain-Avenir : La France se trouve parmi les grands premiers de l’édition en ligne. Que pensez-vous de son avenir ?

Conseiller littéraire : Son avenir se dessine doucement et elle a encore besoin de temps pour faire ses preuves, pour apprivoiser auteurs et lecteurs.

Des éditeurs passionnés et créatifs se lancent depuis peu, je lui crois donc un bel avenir !

Écrivain-Avenir : Croyez vous qu’une fois débarrassée de ses multiples margoulins et escrocs qui la polluent actuellement, elle pourra être considéré avec autant de respect que l’édition traditionnelle ?

Conseiller littéraire : Ces individus-là s’infiltrent partout et dans tous les corps de métiers, ni plus, ni moins dans l’édition en ligne qu’ailleurs. Cependant, sur la toile, les infos courent si vite qu’ils ne peuvent pas perdurer et c’est tant mieux !

Écrivain-Avenir : Quels sont vos tarifs ? (ou leur fourchette ?)

Conseiller littéraire : J’ai tenté d’élaborer une fourchette, ce qui s’avère compliqué car il s’agit de création et non de prêt-à-porter, je fais donc du sur-mesure !

Écrivain-Avenir : Vous faites crédit ?

Conseiller littéraire : Pour de gros contrats, c’est parfois nécessaire sinon certains auteurs ne pourraient pas profiter du conseil littéraire et je n’aimerais pas passer à côté d’un bon manuscrit pour cette raison !

Écrivain-Avenir : Et jamais de mauvais payeurs ?

Conseiller littéraire : Non, les gens sont raisonnables, vous savez. Ils se rendent compte du travail accompli. Quand on est satisfait, il n’y a pas de raisons !

Écrivain-Avenir : Vous aimez votre métier ?

Conseiller littéraire : D’après vous ? Plus qu’un métier, c’est une passion… un peu trop dévorante parfois selon ma fille ! C’est chaque fois une aventure unique, captivante et quand l’œuvre est publiée, alors là… c’est une joie d’autant plus intense qu’elle est partagée avec l’auteur !

À Paris, 2004, pour Écrivain-avenir