Depuis Le Mans, l’illustratrice Chez Gertrud travaille pour les grands journaux français

Ce n’était pas censé être son métier, mais Mélanie Deyme travaille pour de grands journaux et maisons d’édition. L’illustratrice de 38 ans s’est installée au Mans avec son compagnon, dessinateur de bande dessinée. Elle a également participé aux 24 Heures du Mans s’affichent avant la course de 2016.

Mélanie Deyme alias Chez Gertrud habite dans une mancelle, tout au bout d’un de ses long jardins caractéristiques des habitations de la ville. Les loyers raisonnables et la qualité de la vie en Sarthe l’ont convaincu de venir s’installer au Mans avec son conjoint. Dans leur bureau-salon, ils travaillent, lui à ses bande-dessinées, elle aux illustrations que les journaux français lui commandent.

Affichiste de vocation

Elle voulait faire des affiches, comme Toulouse Lautrec, raconte Mélanie Deyme. Quand j’étais au lycée, on m’avait dirigé vers un directeur d’agence de pub qui m’avait dit que je pouvais faire de la cuisine si je voulais faire de la création. Qu’à cela ne tienne, elle fera une fac de langues et continuera de faire du théâtre. C’est elle qui fait les affiches de sa troupe. Des amis lui commandent une exposition, elle réalise des affiches de… propagande pour le ketchup ! C’est vieux ça, balaie-t-elle d’un geste. Peu à peu, l’évidence s’impose. Elle propose son travail à la revue XXI. Banco.

Trois couleurs, une idée, des sujets difficiles à illustrer

Son style se reconnaît en un coup d’œil : des aplats de couleurs, souvent du noir, du blanc et une couleur complémentaire. Quand un journal lui passe commande, elle a parfois l’article en entier, parfois le thème et quelques lignes arrachées au journaliste en train d’écrire son papier. Elle illustre souvent des articles à propos d’économie, des thèmes qui ne peuvent être illustrés par de la photo : il n’y a rien de concret pour illustrer, ou alors c’est un sujet qui est lourd et on veut alléger en mettant autre chose que de la photo, explique-t-elle. Au Mans, la librairie Bulle lui a demandé de représenter la cathédrale :

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La boutique spécialisée en bande-dessinée Bulle a demandé à
Chez Gertrud 
de dessiner la cathédrale du Mans

Les 24 Heures du Mans s’affichent

Je n’aime pas les voitures ! rigole la jeune femme qui a participé aux 24 Heures du Mans s’affichent. 24 dessinateurs se sont emparés de la célèbre course, des affiches présentées dans la ville avant la 84e édition des 24 Heures. À la base, les voitures ne m’intéressent pas. Je ne voulais pas dessiner de voitures mais Chez Gertrud garde le plaisir de voir en ville ces belles affiches sur les colonnes Maurice et les abribus. Partagée entre de nombreux projets, Mélanie Deyme se lance aussi aux États-Unis, avec une création pour un aéroport.

Marie Mutricy

Source : France Bleu Maine

Et vous, quand venez-vous au Mans ?

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Hommage à Jirô Taniguchi au Salon du Livre de Paris

Jirô Taniguchi nous a quittés le 11 février dernier à l’âge de 69 ans. Il avait ouvert à de nombreux lecteurs les portes d’un manga différent, celui qui efface les frontières entre le franco-belge et la bande dessinée japonaise grâce à des thématiques qui lui étaient chères, d’humanisme, de tradition, d’intime…

Le salon Livre Paris (anciennement le salon du livre) lui rendra hommage durant son édition 2017 qui se déroulera du 24 au 27 mars prochain à travers une exposition collective intitulée Jirô Taniguchi, le passeur. L’occasion d’y découvrir ses œuvres majeures publiées en France par Casterman, Kana, Futuropolis, Panini Manga ou encore Rue de Sèvres ou tout simplement de vous replonger dans son univers unique.

Enfin, sachez qu’une conférence précédera le vernissage de l’exposition le vendredi 24 à 18 heures en présence d’auteurs et de collaborateurs français ayant travaillé avec le mangaka.

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Abbaye de l’Épau au Mans

Petit souvenir du passage à l’Abbaye de l’Épau au Mans, de ce grand monsieur de la bande dessinée qui nous a quittés le 11 février dernier.

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Elle s’appelait Tomoji

Un titre posthume chez Rue de Sèvres

Alors que la disparition du mangaka Jirô Taniguchi nous parvenait, il y a quelques jours, nous apprenons que son oeuvre n’a pas dit son dernier mot. L’auteur, déjà publié chez Kana, Le Seuil, Panini Comics ou Casterman, avait choisi l’éditeur Rue de Sèvres pour le one-shot Elle s’appelait Tomoji en 2015, coécrit avec Miwako Ogihara. Et c’est chez ce même éditeur que le maître nous offrira une dernière histoire alors que la sienne a pris un autre chemin.

Taniguchi, en relation avec son éditrice depuis vingt ans, lui avait promis une création pour Rue de Sèvres. Provisoirement appelée La Forêt Millénaire, cette nouveauté initialement prévue en 3 volumes devait paraître simultanément en France et au Japon. Il n’aura malheureusement pu finir que le premier volume, qui sera vraisemblablement publié à l’automne 2017, agrémenté de croquis et d’autres surprises.

Cette ultime oeuvre racontera l’histoire d’un garçon et de son grand-père, une histoire mettant la transmission à l’honneur.

Sources : 9part.fr, Ouest-France, Animeland et Rue de Sèvres

 

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