Prix du Suspense Psychologique

NOUVEAU PRIX LITTERAIRE : le PRIX DU SUSPENSE PSYCHOLOGIQUE

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Président(e) du jury : Franck Thilliez
Fin du concours: 31/12/2016
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Vous avez TOUTES VOS CHANCES : les manuscrits sont lus et évalués par une communauté de lecteurs passionnés

UNE DOUBLE PUBLICATION pour le gagnant : aux éditions LES NOUVEAUX AUTEURS (2017) puis en version poche aux éditions POCKET (2018)

UN SOUTIEN PUBLICITAIRE dans les magazines et sites du groupe PRISMA Media (Femme Actuelle, Voici, GALA, VSD…), 1er groupe bi-média en France

UN PRESIDENT PRESTIGIEUX : Franck THILLIEZ (voir son interview ci-dessous)

Envoyez votre manuscrit dès à présent ! FIN DE LA PERIODE D’INSCRIPTION LE 31 DÉCEMBRE 2016.

Franck, quelle est ton actualité en ce moment ? que nous prépares-tu ? et où pourrons-nous te voir (salons…) dans les prochaines semaines ?

Après la sortie de Rêver en mai dernier, je me suis plongé dans l’écriture d’une nouvelle enquête policière autour de mon couple fétiche, Franck Sharko et Lucie Henebelle. Je réserve une belle surprise aux lecteurs dans ce nouvel opus qui verra le jour en 2017, mais chut ! En parallèle, il y a la sortie prochaine de mon roman Puzzle en BD, publié chez Ankama éditions. Je travaille aussi sur des scénarios de fiction policière pour France 2, j’ai donc une actualité bien chargée ! En ce qui concerne les salons, on pourra me voir surtout au festival Lisle Noir, les 24-25 septembre à Lisle-sur-Tarn, à Toulouse Polars du sud et Gradignan les 8-9 octobre, et au salon de Lamballe les 18-19 novembre.

Le Prix du Suspense Psychologique innove sur plusieurs aspects. Le roman gagnant bénéficie d’une double sortie en librairie : d’abord une édition en grand format (Éditions Les Nouveaux Auteurs) ; puis l’année d’après, en format poche (Éditions Pocket). Est-ce que cette double vie est un vrai « plus » pour un auteur ?

Oui, c’est un avantage considérable lorsqu’un grand format est repris en format poche. Il faut savoir qu’il y a un véritable public qui attend la sortie du poche pour se procurer un roman, pour différentes raisons (manque de place dans la bibliothèque, moins cher, plus facile à transporter lorsqu’on voyage…), et cela offre une seconde vie au livre, qui de ce fait continue à être présent en librairie. De plus, la sortie Pocket est, pour un auteur, une sorte de reconnaissance, le gage d’une présence forte partout sur le territoire. Quant au choix d’un seul gagnant par an, il assure une promotion maximale.

Deuxième innovation : le genre est nettement marqué. On parle de “suspense psychologique”. Jusqu’à présent on te voyait surtout soutenir des prix “polar”. Pourquoi as-tu décidé de devenir le parrain de ce nouveau genre ?

C’est un genre que j’affectionne particulièrement, parce qu’il laisse une place très importante aux personnages, à leur psychologie, à leur complexité, à leur passé. Ce qui fait un bon roman, ce n’est pas seulement l’histoire, ce sont également les personnages, ce sont eux que l’on retient, des années plus tard. Là où le roman policier pur se concentre sur l’enquête, plutôt procédurale, le roman à suspense psychologique ouvre la porte de tous les possibles, il est d’une richesse incroyable. C’est un genre qui, aujourd’hui, nous arrive surtout d’outre-Atlantique, mais je suis persuadé que les romanciers français comme on le voit dans d’autres catégories du polar, ont toutes les capacités pour se faire une place de choix.

Quels sont les prérequis de ce nouveau genre ?    Quels sont les codes à suivre et à respecter pour pouvoir concourir ?

Ce qui est très intéressant dans le suspense psychologique, c’est la « bascule », ce moment bien particulier où l’un des personnages (souvent le principal) va être pris dans une spirale infernale où tout va s’accélérer pour lui. Cette bascule va mettre en avant la psychologie du personnage, on va entrer dans sa tête, le voir se dépêtrer de ses problèmes, il se trouve soudain au cœur du récit. On doit trembler pour ce personnage, partager ses questionnements, être en totale empathie avec lui. Quelque part, ce personnage va mener une quête, une enquête, mais qui ne sera pas forcément policière, le but étant qu’il accède à la vérité et résolve les problèmes qui l’entourent.

Voici quelques exemples illustrant différents types d’histoires que nous recherchons. Dans La fille du train de Paula Hawkins, l’héroïne prend le train tous les jours, et voit d’un coup un drame qui se produit à l’intérieur d’une maison. Sa vie va s’en trouver changée. Dans Avant d’aller dormir de S.J. Watson, une femme se réveille chaque matin en ayant oublié ses journées précédentes, et doit enquêter sur d’étranges faits qui se passent autour d’elle. Dans Les Apparences de Gillian Flynn, une femme disparaît mystérieusement. Son mari découvre que son épouse n’est pas celle qu’elle prétend être…

Les films d’Hitchcock, côté cinéma, sont aussi de bons exemples. On remarquera que la place de la femme comme héroïne semble dans ce genre plus importante que dans l’en- quête policière pure, plus « masculine ». Les huis-clos, les histoires d’enfermement, de disparitions, de mystère, bref, tout ce qui compose le drame humain, peuvent constituer du suspense psychologique.

Vous l’aurez compris, il est primordial de bien décrire les ressorts psychologiques du héros et des personnages, d’essayer de garder une tension la plus forte possible, de surprendre, faire vibrer le lecteur à travers des enjeux, des drames, des trahisons, des conflits psychologiques forts, plutôt que par des meurtres sanglants à la chaîne par exemple. L’originalité, tant dans les personnages que les situations, est bien sûr importante. Surprenez le lecteur, donnez-lui envie d’accompagner votre personnage et de partager sa quête.

Autre évolution, le prix ne concerne plus uniquement les “primo-romanciers », il s’ouvre aussi aux auteurs (mêmes connus !) qui voudraient se frotter à ce genre. Pourquoi cette ouverture ? Tu souhaites inciter tes pairs à tenter l’aventure ? Tu as des noms en tête ?

A titre personnel, j’aime raconter des histoires policières avec mes personnages de flics, mais j’ai vraiment une affection particulière pour le suspense psychologique, auquel je me frotte de temps en temps (comme dans Fractures, Vertige, et tout dernièrement Rêver, pour ne citer qu’eux). Je serais évidemment ravi que des confrères déjà installés s’attaquent à ce genre et nous proposent des histoires qui rivaliseront, j’en suis sûr d’ingéniosité, d’émotions et de suspense.

La maison “Les Nouveaux Auteurs” fêtera ses 10 ans en 2017. Tu les as côtoyés à leurs débuts puis ensuite pendant 3 ans lors du prix du polar VSD. Pourquoi le modèle “vote du public” des Nouveaux Auteurs a-t-il un sens important pour toi ?

Beaucoup de personnes écrivent mais finalement, très peu sont éditées malgré la qualité de leurs écrits. Le modèle « vote du public » offre sa chance à toutes celles et ceux qui ont écrit une histoire, puisque ce sont de vrais lecteurs qui votent et estiment le travail, la qualité de l’intrigue, le sens du rythme. On ne peut pas mentir face aux lecteurs, ils nous permettent de connaître la véri- table valeur de notre récit. Grâce aux Nouveaux Auteurs, on a vu émerger des romans et des auteurs formidables, qui aujourd’hui encore continuent leur chemin d’écriture et sont reconnus dans le milieu du polar. La maison est, en quelque sorte, une pépinière à talents ! J’ai toujours placé, dans mon parcours, le lecteur au centre de mes attentions. Les Nouveaux Auteurs font de même, et c’est ce qui me plaît dans cette maison d’édition. Ces dix ans seront un bel anniversaire avec, espérons-le, un superbe roman psychologique à la clé !

En 2017 cela fera également 10 ans que les magazines du Groupe PRISMA Media, via la publicité et les journalistes des rédactions, soutiennent les auteurs des nombreux prix littéraires organisés avec Les Nouveaux Auteurs (prix Femme Actuelle, VSD , GEO, etc..). Tu en dis quoi ?

Ce soutien sans faille de marques puissantes est unique dans l’édition et permet aux romans des nouveaux talents ainsi révélés d’être promus comme de véritables « best sellers ». Sans compter de belles mises en place en librairie. C’est un élément fort et clé du dispositif ! Alors n’hésitez plus !

D’autres choses que tu aimerais dire ?

J’attends désormais les histoires avec impatience. Qui sait, peut-être découvrirons-nous le futur best-seller de 2017 ?

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Source : Les Nouveaux Auteurs

12e concours de nouvelles de la Mairie de Chalabre sur le thème DANS LES VILLAGES…

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Affiche de Randy Lofficier

Dans les Villages… Écrasés sous un ciel de plomb, ou brûlant sous les feux du soleil… Où s’élèvent les clochers totémiques, les fontaines, orgueil de la grande place, les mairies et les boutiques aux couleurs brillantes… Dissimulant leurs secrets sentant le soufre et mus par des forces qui n’ont pas besoin d’être nommées pour agir… Pétris de ses fiertés et de ses préjugés, des plus humbles au plus riches, c’est toute l’histoire de l’Humanité qu’on y retrouve…

Après le succès de ses onze précédents concours de nouvelles, qui ont fait l’objet des recueils Dieu reconnaîtra les siens, Carnavals du rêve, Le Crime à la Campagne,  Les Lendemains Verts, Histoire d’Eau, Parties de Chasse, L’Antre des Sorciers, Tous les Trésors du Monde, Drôles de Bêtes, Messagers et Vol au-dessus d’un Nid de Corbeaux… la Mairie de Chalabre réitère avec un nouveau concours sur le thème DANS LES VILLAGES.

Les nouvelles présentées auront pour thème les VILLAGES, réels ou symboliques, ordinaires ou extraordinaires, aujourd’hui ou à travers l’histoire… Elles peuvent être fantastiques, policières, romanesques, dramatiques, allégoriques voire même spirituelles !

Philippe Ward, auteur régional, qui a notamment écrit le roman policier Meurtre à Aimé Giral et les thrillers Le Chant de Montségur et Mascarades, assurera à nouveau la présidence du jury.

Les participants ont jusqu’au 1er mars 2017, cachet de la poste faisant foi, pour envoyer leur texte de 20 000 signes (12 pages de 25 lignes) à : Concours de Nouvelles 2017, c/o M. Jean-Marc LOFFICIER, 18 Cours Colbert, 11230 Chalabre.

À l’issue du concours, les meilleurs textes seront primés et, une fois encore, bénéficieront d’une publication en recueil. De plus, les auteurs des trois premières nouvelles recevront des chèques-livres d’une valeur de 100 euros pour le premier, de 80 euros pour le deuxième et de 60 euros pour le troisième.

Ce concours est gratuit et ouvert à tous. Chaque participant ne peut envoyer qu’un seul texte. Il devra être anonyme et ne comportera aucun élément permettant d’identifier leur auteur.

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Règlement du Concours de Nouvelles

Article 1 :
La Mairie de Chalabre organise son onzième concours de nouvelles sur le thème « DANS LES VILLAGES ». Ce concours est gratuit et ouvert à tous.

Article 2 :
Les participants au concours devront rédiger une nouvelle inédite sur le thème DANS LES VILLAGES. Chaque participant ne peut envoyer qu’un seul texte.
Rappelons qu’une nouvelle est une fiction généralement brève et intense présentant des personnages peu nombreux qui réagissent à l’événement au cœur du récit. Elle comporte impérativement un titre qui donne du sens à l’intrigue. Elle se termine par une chute originale et déroutante, qui respecte cependant la cohérence du récit.

Article 3 :
Ce concours sera clos le 1er mars 2017, cachet de la poste faisant foi.

Article 4 :
Les envois seront adressés à : Concours de Nouvelles 2017, c/o M. Jean-Marc LOFFICIER, 18 Cours Colbert, 11230 Chalabre.

Article 5 :
Les textes soumis devront être inédits et écrits en français correct. Ils comporteront 20 000 signes au maximum (espaces compris), soit environ 12 pages de 25 lignes chacune. Ils seront dactylographiés dans le format 21 x 29,7 cm en double interligne.
Ils seront adressés en 6 exemplaires papier reliés par une agrafe, sans spirale, sans couverture ni réglette. Cette version sera obligatoirement accompagnée d’une version informatique (CD-ROM, DVD, clé USB) sur laquelle le texte aura été enregistré au format txt, rtf, doc ou docx.

Article 6 :
Les textes devront être anonymes et ne comporter aucun élément permettant d’identifier leur auteur (signature, symbole…). Chaque participant précisera ses nom (pseudonyme le cas échéant), prénom, adresse, numéro(s) de téléphone, et adresse courriel, ainsi que le titre de sa nouvelle, sur un feuillet séparé qui sera placé dans une enveloppe cachetée et vierge jointe à l’envoi, et ce afin de préserver l’anonymat.
Les manuscrits ne seront pas rendus. Dans l’éventualité de perte, de vol ou de dégradation de l’œuvre envoyée, les organisateurs ne sauraient être tenus pour responsables.

Article 7 :
Le jury sera présidé par Philippe Ward (écrivain) et composé de cinq autres membres choisis par la Mairie de Chalabre. Le jury se réserve le droit de ne pas décerner tous les prix si la qualité des textes n’est pas satisfaisante selon ses critères propres. Les délibérations du jury sont confidentielles. Ses décisions sont souveraines et sans appel.

Article 8 :
Les meilleurs textes sélectionnés par le jury bénéficieront d’une publication en recueil édité par la Mairie de Chalabre. Chaque auteur lauréat recevra   de ce recueil. De plus, les auteurs des trois premières nouvelles primées recevront des chèques-livres d’une valeur de strong>  pour le premier, de 80 euros pour le second et 60 euros pour le troisième.

Article 9 :
Du seul fait de leur participation, les candidats garantissent la Mairie de Chalabre et le jury contre tout recours éventuel de tiers en ce qui concerne l’originalité et le contenu des œuvres présentées. Le fait de poser sa candidature implique, pour tous les concurrents, l’acceptation intégrale du présent règlement ainsi que le droit reconnu aux organisateurs de publier leur texte dans un recueil, ainsi que de vendre et de distribuer ledit recueil sans aucune perception de droits, ceux-ci étant cédés automatiquement par la participation au concours, mais uniquement pour l’édition dudit recueil, les auteurs conservant autrement l’intégrale propriété de leurs œuvres.

Article 10 :
Les lauréats seront prévenus par téléphone, courriel ou courrier courant juin 2017. La remise des prix se fera fin juillet 2017 à Chalabre.

Coordinateurs du concours : Jean-Marc LOFFICIER qui a transmis ce concours à Prête-Moi Ta Plume ! Prenez contact si vous désirez que le vôtre soit publié aussi.

Alfred Oberlin

Voix d’Auteurs
Espace dédié aux Auteurs
de Prête-Moi Ta Plume !

Les écrivains présentés dans cette rubrique ont tous donné leur accord à Prête-Moi Ta Plume ! D’autres auteurs ont également été édités mais ils préfèrent conserver l’intervention d’un conseiller littéraire sur leurs manuscrits confidentielle. Cette confidentialité est, en effet, accordée d’office à tout auteur prenant contact avec Prête-Moi Ta Plume ! Ils ont accepté de partager leur expérience avec vous, vous pouvez les contacter s’ils vous ont donné l’envie d’échanger avec eux.

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Dédicace d’Alfred Oberlin à Prête-Moi Ta Plume !

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Alfred a envoyé son manuscrit à une trentaine d’éditeurs ciblés par La Poste à quelques exceptions près. Il a reçu environ vingt-cinq réponses négatives. Cependant, trois semaines seulement après son envoi aux Editions Saint Brice, une réponse positive est arrivée dans sa boîte mail !

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Note de l’éditeur

Alfred OBERLIN, l’auteur, est Pédiatre né en 1954 à Turckheim, en plein vignoble alsacien. Son enfance a été bercée par les récits des anciens ayant vécu les deux grandes guerres. IL SUFFISAIT D’AIMER est son premier roman. Il y raconte l’histoire dune famille alsacienne, les particularités liées à la région : alternativement allemande et française, cela à deux reprises pour une même génération. Mariette, le personnage principal de son livre, arrive à construire sa vie, malgré les changements de nationalité, un mari détruit par l’horreur de la guerre et l’hostilité de son entourage. L’auteur a su trouver un style parfaitement adapté à son ouvrage.

Tout en action, simple et sincère comme Mariette, fille de fermiers, qui va rejoindre son mari en Allemagne entre les deux guerres puis revenir en France. Son histoire est une leçon pour nous tous. Avec le courage comme seul bagage, elle affronte les obstacles qui se dressent sur son chemin. Mariette construit son projet et mène sa famille à bon port dans les méandres dune vie de gens pauvres, grâce à un moteur indispensable pour accomplir un tel destin : l’AMOUR. Cette histoire ne laisse pas indifférent. Elle souligne la place essentielle de la femme, quel que soit son milieu social ou culturel : le don et la force de protéger ses enfants, de les élever au sens noble du terme, en toutes circonstances.

 

Jean-Pierre Chassard

Voix d’Auteurs
Espace dédié aux Auteurs
de Prête-Moi Ta Plume !

Les écrivains présentés dans cette rubrique ont tous donné leur accord à Prête-Moi Ta Plume ! D’autres auteurs ont également été édités mais ils préfèrent conserver l’intervention d’un conseiller littéraire sur leurs manuscrits confidentielle. Cette confidentialité est, en effet, accordée d’office à tout auteur prenant contact avec Prête-Moi Ta Plume ! Ils ont accepté de partager leur expérience avec vous, vous pouvez les contacter s’ils vous ont donné l’envie d’échanger avec eux.

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Dédicace de JEAN-PIERRE CHASSARD à Prête-Moi Ta Plume !

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Victoire, l’enfant de la honte de Jean-Pierre Chassard
Premier roman

Découvrir, sur une insulte lancée, que vos parents ne sont pas vos parents fait le sol se dérober sous vos pieds. Alors vite, immédiatement, il faut chercher, savoir qui étaient ces êtres qui vous ont délaissé. C’est le cas de Victoire, brutalement dépossédée d’elle-même, qui retrouve le couvent où elle a été mise au monde. Un lieu-impasse, où les pistes concernant sa mère semblent se perdre. Toutefois, le courrier dune religieuse, assorti dune vieille photographie, ravive quelque temps plus tard ses espoirs et la conduit à Rosenbach où, grâce à la rencontre de Karl, elle apprend sa troublante ressemblance avec une châtelaine des environs. L’ascendance serait-elle pour autant merveilleuse ?

Non, car il faut encore préciser que Victoire est une jeune Allemande née en 1941, au moment où la guerre battait son plein, où la déraison avait submergé la conscience des hommes, où le régime nazi, dans sa morbide obsession de la race, avait institué les Lebensborn. À travers le parcours de Victoire, J.-P. Chassard orchestre une quête des origines tendant moins vers le lumineux que vers une opaque noirceur. Ainsi, avant d’apprendre qui elle est, il faudra pour Victoire passer par les zones ténébreuses de l’histoire allemande, par les lieux sordides et humiliants, pour toucher enfin à la vérité sur sa conception. Un roman en forme d’abîme, toujours plus sombre, toujours plus terrifiant, toujours plus dangereux, qui associe étroitement à la trajectoire de son héroïne révélations sur la folie nazie et thriller.

Le témoignage de Jean-Pierre Chassard

Avec combien d’éditeurs avez-vous pris contact ?
3 éditeurs : Actes Sud, Albin Michel, Publibook.

De quelle façon ? (la poste, dépôt en personne, mail…)
Actes Sud et Albin Michel par La Poste,
Publibook par Email.

Comment avez-vous ciblé les éditeurs ? Où les avez-vous trouvés ?
En fonction de leur ligne éditoriale.
Sur Internet.

Votre lettre d’accompagnement était-elle courte, longue ?
Sobre et concise.

Combien de réponses négatives avez-vous reçues ?
Deux.

Avez-vous relancé les éditeurs ? Si oui, par quels moyens ?
Je n’en ai pas eu besoin. Publibook m’a répondu dans les deux mois suivant l’envoi de mon manuscrit.

Quel délai s’est écoulé entre votre envoi à l’éditeur et le moment où ce dernier a accepté de vous publier ?
Deux mois.

Comment vous a-t-il contacté ?
Par mail, puis téléphone.

Sous quel titre avez-vous proposé votre manuscrit ?
Victoire, l’enfant de la honte.

Le titre de votre manuscrit a-t-il été choisi par vous-même ou votre éditeur ?
Par moi-même.

Votre éditeur vous a-t-il imposé des exigences (coupes, travail de l’écriture…) pour cette publication ?
Aucune si ce n’est la rédaction de la quatrième de couverture par ses soins.

Quel commentaire votre éditeur a-t-il émis sur votre manuscrit ?
Suite à l’envoi de votre texte au comité de lecture, nous avons le plaisir de vous informer que votre ouvrage Victoire, l’enfant de la honte, a été retenu par nos lecteurs.

Votre éditeur vous a-t-il donné des conseils qui seraient utiles à un auteur visant l’édition ?
Non.

Selon votre expérience, quels conseils livreriez-vous à cet auteur ?
N’hésitez surtout pas à faire appel à un conseiller littéraire avant tout envoi aux éditeurs. Cela me paraît même indispensable. L’écriture n’est pas un long fleuve tranquille. Soyez donc courageux, patient et tenace.

Aviez-vous déjà tenté d’éditer ce manuscrit avant notre collaboration ?
J’avais participé au concours des éditions les nouveaux auteurs.

Avez-vous d’autres commentaires à ajouter ?
Si un éditeur n’est pas prêt à payer pour votre manuscrit, c’est peut-être que ce dernier n’est pas satisfaisant. Cette hypothèse ne peut être écartée. L’avis d’un conseiller littéraire vous sera alors très utile. En tout état de cause, évitez à tout prix l’édition à compte d’auteur.

J’avoue avoir longuement hésité avant de faire appel à un conseiller littéraire. Peut-être par peur de la critique, peut-être par crainte de la désillusion. Finalement, après quelques recherches sur le net, je me suis adressé à Annie. Ses conseils m’ont été très utiles. Grâce à son recul et expérience, j’ai pu avancer et progresser dans mon écriture tout en restant maître de ma création. J’ai pu prendre conscience de mes imperfections, de mes tics d’écriture et les corriger. Sans elle, ce roman n’aurait jamais été si abouti et, probablement, n’aurait jamais trouvé éditeur.

Annie, un grand merci pour vos conseils avisés et la qualité de votre travail.

La confidentialité étant garantie automatiquement dès qu’un auteur prend contact, Jean-Pierre Chassard a, bien sûr, autorisé la divulgation de ces informations.

Un Conseiller Littéraire, pour quoi faire ?

Interview accordée à Écrivain Avenir qui m’en a autorisé la reproduction, avec mes remerciements

Lorsque votre manuscrit vous est retourné par l’éditeur sans vous en expliquer la véritable raison, sans note de lecture ou appréciation, le conseiller littéraire peut vous la donner. Mais bien entendu, il peut aller plus loin et vous donner de précieux… conseils avant de le lui adresser.

Annie J. Dornic est conseiller littéraire depuis longtemps. Écrivain-Avenir lui a demandé ce qu’elle pense de son métier et si elle l’aime. Cette dernière question était inutile.

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Écrivain-Avenir : Que recouvre la fonction de Conseiller Littéraire ?

Conseiller littéraire : Selon le travail déjà fourni par l’auteur et ses vœux, elle comporte différents degrés d’intervention. Au minimum, je corrige, directement sur écran, tout ce qui est basique et non discutable : orthographe, grammaire, syntaxe, typographie, mise en page, répétitions (les inutiles) et le « mot juste », là où il fait défaut.

L’auteur gagne ainsi du temps qu’il peut mettre à profit pour étudier mes commentaires sur l’écriture, la syntaxe, le plan, les longueurs, les personnages, les incohérences… et mes propositions de remaniements. C’est à lui alors de trancher et s’il hésite, nous en discutons. Je propose et il dispose !

Au manuscrit annoté, je joins un bilan individualisé où j’ai consigné ses « tics d’écriture » mais aussi ses points forts et toutes les remarques et conseils que je n’ai pas pu insérer au fil du texte (comment est menée l’intrigue, par ex.). Tout cela permet à l’auteur de prendre du recul. Mon rôle est aussi de l’aider à trouver sa voie et à s’épanouir dans l’écriture.

Écrivain-Avenir : Vous êtes indépendante, comment prospectez-vous votre clientèle ?

Conseiller littéraire : Le bouche à oreille fonctionne, les auteurs avec qui j’ai travaillé me sont fidèles. Des articles dans la presse ou dans des guides pratiques aident à me faire connaître ainsi que mon site, sa gazette et les sites littéraires qui me recommandent.

Écrivain-Avenir : Aucun diplôme ne sanctionne la profession, comment prouver qu’on en est un ?

Conseiller littéraire : Pour ma part, j’ai été amenée à proposer ce service et à glisser doucement de la correction pure au conseil littéraire sur la demande de certains auteurs qui essuyaient des refus pour ce simple motif : « pas assez travaillé ». Les éditeurs croulent sous les manuscrits qu’ils préfèrent quasi achevés. Avant, ils faisaient travailler les auteurs, à présent, le temps leur fait cruellement défaut. Certains tapuscrits mal présentés ne parviennent même pas jusqu’au comité de lecture, ils sont écartés d’office lors d’un premier tri. Les auteurs doivent être très vigilants et rigoureux !

Écrivain-Avenir : Et dans ce cas, comment prouve-t-il ses compétences à ses clients ?

Conseiller littéraire : Je demande aux auteurs (terme que je préfère car il s’agit d’une collaboration et non d’une simple transaction) de m’adresser quelques pages afin de calculer un devis gratuit, au temps passé, donc très variable. Je retourne ensuite ce devis individualisé et j’explique également comment je procéderai pour ce manuscrit. L’auteur peut alors juger de l’aide que je suis susceptible de lui apporter et du sérieux de mon travail. À lui ensuite de décider s’il veut ou non m’accorder sa confiance…

Écrivain-Avenir : En fin de compte, ceux qui font appel à vos services s’en remettent à leur  » flair « 

Conseiller littéraire : Un peu mais dans la vie, il faut savoir prendre quelques risques pour avancer !

Écrivain-Avenir : Il y a beaucoup d’écrivains putatifs. Tous ne sont pas bons. Que faites-vous lorsque quelqu’un vous soumet un manuscrit, disons-le, nul ?

Conseiller littéraire : J’ai eu la chance jusque là de ne pas rencontrer ce cas de figure. Si je reçois, un jour, un manuscrit auquel je ne crois pas, je ne pourrai pas collaborer avec l’auteur, c’est certain. C’est une rencontre passionnelle entre le manuscrit et moi, vous savez, nous passons de longues heures ensemble !

Par contre, il m’arrive de recevoir des manuscrits qui ne sont, de toute évidence, que des premiers jets. Certains jeunes auteurs s’imaginent qu’écrire, c’est prendre une plume ou un clavier et noircir, noircir jusqu’au mot « FIN ». Cependant, même s’ils ont d’excellentes idées, cela ne suffit pas car ils négligent la forme ! Là, commence vraiment le travail d’écriture, un véritable travail de fourmi laborieuse !Il faut tout reprendre depuis le début, décortiquer, soigner le style, couper les passages trop longs (les coupes à vif sont douloureuses !), approfondir par endroits, traquer les incohérences, remanier, revoir la ponctuation et beaucoup d’autres détails encore…

C’est un long labeur qui exige de la rigueur, du courage et surtout l’amour des mots et de son lecteur. Si je me rends compte que ce premier travail n’a pas été fait au moins une fois, je donne quelques conseils à l’auteur afin qu’il puisse retravailler son manuscrit et me le confier plus tard.

Écrivain-Avenir : Et pour les autres ?

Conseiller littéraire : C’est émouvant de recevoir un manuscrit, d’être l’un des premiers lecteurs ! On ne sait jamais les surprises qu’il nous réserve et l’on espère toujours découvrir un nouveau talent. Et lorsqu’un manuscrit possède une bonne matière première, c’est un vrai délice ! L’aventure peut nous mener très loin, il faut juste un énorme travail avant mais c’est toujours une belle aventure, chaque fois unique !

Écrivain-Avenir : Vous acceptez tous les sujets ?

Conseiller littéraire : J’avoue que je ne me suis pas encore posé la question ! A priori, je n’ai pas de règles et n’en rejette aucun d’office. À suivre…

Écrivain-Avenir : Vous êtes aussi un critique. Comment réagissent vos clients à vos opinions sur leur travail ?

Conseiller littéraire : Cela dépend du tempérament de l’auteur mais aussi de son degré d’avancée dans l’écriture. Un auteur qui sait déjà la travailler, a pris conscience de certaines de ses failles et il est plus ouvert. Il recevra et étudiera plus aisément mes propositions. Mais, même s’il est réticent au départ, si l’observation est juste, il finit par le reconnaître. Soulignons aussi que je ne pointe pas que les faiblesses mais aussi les points forts. L’important est que l’auteur parvienne à se connaître en tant qu’écrivain.

Écrivain-Avenir : Vous avez évalué et accepté le travail, comment traitez-vous avec votre client ?

Conseiller littéraire : Une fois le devis accepté, un contrat est signé précisant le détail du travail et son montant.

Écrivain-Avenir : Il y a ceux qui les acceptent, d’autres non. Proteste-t-on sur vos propositions ?

Conseiller littéraire : Ce sont des « propositions ». J’insiste car je ne suis pas l’auteur et refuse donc de décider à sa place. Il est pour moi indispensable que l’auteur, comme son œuvre, garde son identité propre. Je me dois donc de respecter son style et son originalité. Quand je me mets au service d’un auteur, je m’oublie !

J’entre dans l’univers de son manuscrit, je m’en imprègne ainsi que de son style, pour le comprendre et surtout, ne pas le trahir. Mes propositions sont bien reçues même si elles sont parfois discutées. Parfois, il n’y adhère pas mais elles lui permettent de découvrir lui-même SES solutions. C’est d’ailleurs toujours ce vers quoi j’essaie de tendre : aider l’auteur à découvrir les ressources cachées au plus profond de lui, l’amener à dénouer ses blocages. Échanger nourrit la réflexion, l’auteur parvient ainsi à mieux comprendre vers quoi il tend. Au bout du compte, il connaît mieux son manuscrit et le défend plus efficacement auprès des éditeurs.

Écrivain-Avenir : Il y a toujours une limite à ce que l’auteur vous impose, jusqu’où pouvez-vous aller ?

Conseiller littéraire : Eh bien, justement jusqu’à la limite qu’il m’impose car c’est lui le maître à bord. Je ne suis qu’une sorte de guide qui met tout en œuvre pour l’amener à donner le meilleur de lui-même.

Écrivain-Avenir : Dans tous les cas, le conseiller littéraire doit avoir une sacrée dose de psychologie, non ?

Conseiller littéraire : Bien sûr, nous parlons d’une aventure humaine ! Et c’est là que ce travail s’enrichit d’une autre dimension. On ne peut pas formuler un conseil de la même façon à tous les auteurs. Il faut tenir compte de leur personnalité et de leur état d’esprit du moment.

Parfois, j’ai vraiment l’impression de me transformer en « coach », terme en vogue à l’heure actuelle sûrement parce que nombreux sont ceux qui ont besoin d’être rassurés.

L’auteur a toujours eu besoin de l’être, il est régulièrement harcelé par le doute, c’est humain et mon rôle consiste à l’aider à tenir le coup pour traverser cette passe sans trop de dommages et à reprendre confiance en lui pour réussir à se battre de nouveau. L’écriture nécessite beaucoup d’énergie et de puiser loin dans ses ressources !

Écrivain-Avenir : Une fois tous les points éclaircis, comment procédez-vous ?

Conseiller littéraire : Je me mets au travail en respectant la procédure prévue. Si le manuscrit est terminé, je travaille seule pour livrer mon travail à l’auteur dans son intégralité et nous en discutons ensuite. Si le travail est en cours ou nécessite de gros remaniements, alors nous travaillons ensemble. Bien sûr, il y a des variantes, chaque manuscrit étant unique.

Écrivain-Avenir : Allez-vous jusqu’à proposer l’écriture totale d’un roman ou de tout autre ouvrage ?

Conseiller littéraire : Cette démarche ne s’inscrit plus dans le domaine du conseil littéraire mais dans celui de la réécriture.

On peut réécrire des guides pratiques ou des autobiographies mais l’enjeu est tout autre lorsqu’il s’agit d’un roman ou d’une oeuvre théâtrale. Dans le cadre du conseil littéraire, elle ne présente aucun intérêt car ne permet pas à l’auteur de progresser. Si un auteur me le demande, c’est parce qu’il se sent incapable de réussir, qu’il est découragé. Je dois alors l’aider à reprendre confiance en lui, faire sauter le nœud et ça repart !

Écrivain-Avenir : Dans ce cas, êtes-vous tenu au secret professionnel ?

Conseiller littéraire : Bien sûr, je ne me permettrais pas d’en parler sans l’accord de l’auteur !

Avez-vous eu l’occasion de travailler avec des auteurs francophones ? québécois, par exemple.

Conseiller littéraire : J’ai travaillé récemment avec un auteur suisse très prometteur, je connais plusieurs auteurs québécois dont j’apprécie le talent et vais peut-être collaborer avec l’un d’eux, à suivre…

Écrivain-Avenir : La France se trouve parmi les grands premiers de l’édition en ligne. Que pensez-vous de son avenir ?

Conseiller littéraire : Son avenir se dessine doucement et elle a encore besoin de temps pour faire ses preuves, pour apprivoiser auteurs et lecteurs.

Des éditeurs passionnés et créatifs se lancent depuis peu, je lui crois donc un bel avenir !

Écrivain-Avenir : Croyez vous qu’une fois débarrassée de ses multiples margoulins et escrocs qui la polluent actuellement, elle pourra être considéré avec autant de respect que l’édition traditionnelle ?

Conseiller littéraire : Ces individus-là s’infiltrent partout et dans tous les corps de métiers, ni plus, ni moins dans l’édition en ligne qu’ailleurs. Cependant, sur la toile, les infos courent si vite qu’ils ne peuvent pas perdurer et c’est tant mieux !

Écrivain-Avenir : Quels sont vos tarifs ? (ou leur fourchette ?)

Conseiller littéraire : J’ai tenté d’élaborer une fourchette, ce qui s’avère compliqué car il s’agit de création et non de prêt-à-porter, je fais donc du sur-mesure !

Écrivain-Avenir : Vous faites crédit ?

Conseiller littéraire : Pour de gros contrats, c’est parfois nécessaire sinon certains auteurs ne pourraient pas profiter du conseil littéraire et je n’aimerais pas passer à côté d’un bon manuscrit pour cette raison !

Écrivain-Avenir : Et jamais de mauvais payeurs ?

Conseiller littéraire : Non, les gens sont raisonnables, vous savez. Ils se rendent compte du travail accompli. Quand on est satisfait, il n’y a pas de raisons !

Écrivain-Avenir : Vous aimez votre métier ?

Conseiller littéraire : D’après vous ? Plus qu’un métier, c’est une passion… un peu trop dévorante parfois selon ma fille ! C’est chaque fois une aventure unique, captivante et quand l’œuvre est publiée, alors là… c’est une joie d’autant plus intense qu’elle est partagée avec l’auteur !

À Paris, 2004, pour Écrivain-avenir